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Magix Video Deluxe 16 Premium


 
Les + :
– Le rapport qualité/prix
– Les fonctions avancées comme le key animator (animation par image clé)
– Les courbes de Béziers pour l’animation par image-clé, enfin !
– Le tout-en-un (capture, edition, création DVD)
– Le nombre de pistes de mixage (99 ! )
– Le logiciel en bonus, si vous n’en avez pas d’équivalent (création d’itinéraires, retouche photo, jacquettes CD).
– La prise en charge des plugins VirtualDub, rajoutant encore de nouveux effets, et quelques effets Adorage
 
Les – :
– Les bugs avec certains formats (huffyuv), certaines fonctions (transition entre deux masques alpha)
– Les formats à débloquer en ligne, certains gratuitement, d’autres non
– La nouvelle présentation des effets avancés, déroutante pour les habitués des versions précédentes
– Les effets pré-rendus, oscillant entre le très bien et le très moche.
– Les fonctions Authoring, toujours pas au top.
– Les effets vidéos très dépendants du matériel (carte graphique pourrie = effets pourris).
– La configuration musclée pour les montages complexes.
– L’absence de fonctions vitales (floutage des bords lors de l’utilisation de la chrominance).
– Les fonctions d’export à payer en plus (même si vous avez déjà le codec tiers officiel).
– Les effets Adorage Pack 1, en doublons pour 90% d’entre eux, pas évident du tout à utiliser
– Les logiciels en bonus, inutiles comparé à ce qui existe en gratuit ou au sein même de Video Deluxe
– Les bugs, moins nombreux quand même que dans la version 15
 
 
Description
Magix Video Deluxe, aussi appelé Movie Edit Pro, est un logiciel de montage vidéo.
Il se destine à la manipulation de fichiers média (image, audio et vidéo) et la création de films.
Vous en avez marre de Windows Movie Maker et de ses plantages ?

Vous n’avez pas envie der sortir le chéquier pour un logiciel pro dont vous n’utiliserez pas la moitié des fonctions ?
Video Deluxe, en tant que logiciel de moyenne gamme, s’adresse à vous.
Il y a concurrence sur le marché de l’édition vidéo, entre Pinnacle, Ulead et autre micro-application, et les deux leaders du marché public/pro que sont Sony Vegas et Adobe Premiere. Beaucoup se tournent soit vers les version light de ces deux derniers, soit choisissent le logiciel à l’interface la plus jolie.
Malheureusement pour lui, Video Deluxe n’a pas une interface qui attire. Ce qui en fait un challenger peu connu.
Malheureusement ? Oui, car derrière une première couche ratée se cache un logiciel plein de ressources … et aussi quelques mauvaises surprises !
Explications.
 
 
Prise en main
La prise en main fait peur.
Peur pour le néophyte, largué devant plein de boutons aux noms obscurs.
Peur pour le connaisseur, largué devant une piste unique et peu d’options disponibles.
Heureusement pour le premier, il y a des tutoriels vidéo inclus qui expliquent les bases.
Heureusement pour le deuxième, quelques réglages permettent l’affichage des dizaines de pistes et options associées.
L’interface peut basculer entre le mode débutant et expert. Mais on se rend très vite compte que le mode débutant est bien trop limité pour avoir un intérêt.
Le fonctionnement de base est celui du glisser/déposer.
Vous prenez une vidéo dans l’explorateur du logiciel et vous la déposez sur une piste de mixage. Video Deluxe se charge de faire les réglages pour l’édition.
Et là on découvre la première grosse différence entre MVD (Magix Video Deluxe) et ses concurrents grand public : il n’y a pas de piste prédéfinie !
Vous voulez mettre 20 pistes sonores, 40 pistes vidéo et 30 pistes d’image, le tout classés selon votre envie ? Aucun problème avec MVD !
Vous êtes libre d’organiser votre travail comme bon vous semble.
Vous pouvez même mettre des vidéos, des sons et des images sur la même piste si cela vous chante.
Vous aurez juste plus de mal à vous y retrouver, chaque piste pouvant être rendue muette ou lue en solo à loisir.
Mieux vaut alors rassembler vos objets de même type sur les mêmes pistes.
Vous pourrez  gagner en réactivité en désactivant les pistes dont vous n’avez pas besoin, pour les réactiver plus tard.
Une astuce comme une autre pour soulager votre ordinateur.
 
Une fois les objets média déposés, il faut les synchroniser entre eux (la partie la plus intéressante du montage).
Et là on découvre la deuxième grosse différence entre MVD et ses concurrents : on peut zoomer à l’image près, directement dans la timeline !
Fini les images parasites entre deux scènes. Fini les écrans noirs entre les raccords.
On peut même voir les oscillations des objets audio.
Pratique pour se caler sur un instrument : repérez le pattern sonore (une succession de pics) et calez-y l’objet vidéo.
Passons maintenant aux effets, englobant les transitions et les altérations (video ou sonore).
Et là, c’est moins la joie !
 
Fonctionnalités
Ce qu’on attend d’un logiciel vidéo est un nombre conséquent d’effets vidéo pour en mettre plein la vue.
Et pour en mettre plein la vue, il faut que ces effets soit beaux.
Or, les effets fournis par MVD sont généralement moches et/ou kitch au possible.
Je ne sais pas si c’est dû à l’origine allemande de l’éditeur, mais MVD remporte de loin la palme des effets vidéo les plus moches du marché.
Oui, même Windows Movie Maker montre plus de goûts que Magix de ce coté là.
Pas d’étoile filante, pas de flou gaussien progressif, pas de déformation en trainée, même pas un éclatement en carré.
Alors, quoi ?
Dois-je me contenter de simple fondus, très faciles à faire au demeurant grâce aux poignées inclues dans chaque objet de la Timeline ?
Que nenni !
Déjà car le panel d’effet de cette version est nettement au dessus de ce que les version précédentes proposaient.
Ce n’est pas byzance, mais au moins, on sent un effort de ce coté là.
 
Ensuite, cette version premium embarque des effets Adorage, connu pour la qualité professionnel de ses effets visuels.
On sent le pro du pot : les effets Adorage sont vraiment magnifiques, et même s’ils ne sont pas les plus réussis de l’éditeur, ils restent très agréable à l’oeil.
Il y a juste un problème : on réalise la même chose avec les effets avancés de MVD !
A part deux ou trois effets vraiment inédits (effet de flamme et effet de trainée), le reste est à envoyer aux oubliettes.
De plus, son intégration à MVD est à mon sens très perfectible.
J’ai toujours autant de mal à régler correctement les effets Adorage vis à vis de mes contraintes de timing.
Ces doublons soulignent la véritable force de MVD : ses possibilités de création manuelle.
Là où les autres logiciels prennent leur utilisateur pour une huitre, MVD nous laisse libre accès au paramétrage de chaque effet made in magix (les effets Adorage restent peu flexibles).
Et ceci, grâce à l’intégration de la fenêtre des effets dans l’explorateur de fichier.
Un clic sur l’onglet effet, vous avez tout un pan du logiciel qui se dévoile sous vos yeux, vous permettant de cumuler des dizaines d’effets pour chaque scène.
Et là, c’est le drame !
Dans les versions précédentes, on avait des fenêtres pop-up qu’on affichait d’un clic droit.
Maintenant, toutes ces fenêtres sont comprimées dans une seule demi-fenêtre.
On n’y voit rien, on ne sait pas trop ce qu’on modifie, la prévisualisation/manipulation se fait directement sur l’écran de la timeline.
J’ai soudain la désagréable impression de travailler sans filet, modifiant des réglages durement choisis sans possibilité de les annuler … Cette présentation se rapproche de ce que j’ai pu voir chez la concurrence.
Et c’était justement cette présentation qui me les avait fait fuir comme la peste.
Je croyais les avoir évité, et voilà que mon logiciel préféré est à son tour victime de cette infamie !
Il semblerait que ce soit un standard, que cette présentation soit la meilleure possible pour un travail efficace.
Je veux bien, mais ce qui est vrai pour un logiciel pro, à l’interface concise et sobre, ne l’est pas pour une présentation branchouille d’un logiciel grand public.
Avec ses boutons énormes, les barres gonflées et ses textes en gras, je passe mon temps à scroller de bas en haut, dans une fenêtre lilliputienne, pour trouver parmi des dizaines d’onglet la fonction que je veux.
Bref, c’est loin d’être pratique, et franchement déplaisant à mon goût !
Voici un descriptif des outils dont je me sers le plus souvent, et qui restent, à mon sens, une véritable justification à l’achat de cette version, malgré ce choix de présentation discutable :
 
– Nettoyage vidéo
Pour recadrer une scène, la déformer en 2D et en 3D, en changer les couleurs, le contraste, la luminosité, la netteté et la saturation. Très utile pour rendre une vidéo un peu plus potable, virer des sous-titres et autres logos.
Comme son nom l’indique, c’est la fonction essentielle pour nettoyer une vidéo. Et vous pouvez appliquer ces changements sur une ou plusieurs scènes vidéos en même temps, avec la touche Ctrl ou la touche Shift du clavier.
 
– Effets vidéo
Cet outil offre un panel de déformation et d’altération de l’image vidéo.
J’en retiens surtout les réglages de transparence, avec ses effets chroma-key (rendre une couleur transparente), hélas assez basique, la fonction Mix (Opération d’addition des couleurs), et surtout le masque alpha, le Saint Graal pour qui veut faire apparaitre quelque chose DANS une autre chose. En plus clair, désigner comme transparente une surface de la vidéo, à l’aide d’une image en noir et blanc (le blanc désigne ce que l’on garde, le noir désigne ce qui devient transparent).
 
– Animation par image clé
Voici certainement LA fonction à retenir de MVD.
Grâce à elle, vous pourrez créer vous même vos effets, synchronisés à l’image près, avec un mouvement aussi complexe que possible.
Le fonctionnement est simple : Vous choisissez les effets à utiliser et vous donnez à chacun une variation de sa valeur (exprimée en pourcentage), tout au long des points clés de la timeline. MVD se charge de calculer ce qui se passe pendant cette variation, entre les différents points.
 
Ex : vous voulez que votre scène vidéo se déplace vers la droite.
Allez dans Animation par image-clé par un clic droit. Choisissez l’effet Mouvement X. Donnez une valeur 0 au début de la scène (position de la tête de lecture au début de la scène). Donnez ensuite une valeur de, disons 50%, à la fin de la scène (position de la tête de lecture à la fin de la scène). Lancez la lecture, et votre vidéo se déplace de sa position initiale (0% sur X) à la moitié de sa largeur vers la droite (+50% sur X).
Et vous pouvez combiner autant d’effets que vous voulez, avec un mouvement sur Y, un zoom, un changement de luminosité et un flou pour faire joli.
La seule limite sera … la puissance de votre ordinateur ! ^^
Cette version 16 (2009-2010) améliore encore le fonctionnement du KFA (KeyFrame Animator), avec des repères visuels pour chaque effet cumulé.
Avant, une seule courbe permettait de savoir que cette scène était KFAsée. Il fallait sélectionner cette scène et choisir un effet pour en voir la courbe.
Maintenant, un simple clic vous indique quels effets sont utilisés, et l’amplitude de leurs réglages.
MVD se rapproche encore davantage des cadors pro du marché (Adobe After Effect), sans en avoir la complexité (et donc la versatilité).
Une fois que l’on s’est bien amusé avec le montage, il faut passer à l’exportation.
Et là malheureusement, on continue de déchanter un peu.
Certains formats sont à activer par Internet, en récupérant une clé (cas de l’export en MPG2).
Pour d’autres il faut passer à la caisse (cas de l’export en MPG4).
Rien de grave si vous avez l’habitude passer par un logiciel de conversion comme Super, MediaCoder ou VirtualDub pour la phase de compression.
Mais la première fois, il faut dire que l’on est un peu fâché.
On a quand même payer cher pour un logiciel finalement en Kit.
Niveau Création de DVD/BR, les choix sont nombreux et les exemples aussi.
Mais là encore, le « bon » goût allemand a frappé, et il y a pas mal d’exemples à jeter.
Néanmoins, on peut tout modifier de A à Z, en mettant par exemple une vidéo montée exprès pour le fond de menu, et une jolie police qui va avec.
On peut bouger les cadres, changer les textes, indiquer quoi faire une fois le film terminé (retour au menu, lecture en boucle, etc.) et pas mal d’autres choses.
En somme, tout ce qu’il faut pour obtenir un rendu professionnel.
 
Vient enfin l’épreuve du feu : la gravure.
Non pas que ce soit difficile pour vous, vous n’aurez que quelques clics à faire.
Mais votre ordinateur se verra mis à très forte contribution pour la suite. Si forte qu’il pourrait bien planter.
Et bien entendu, vous n’aurez la surprise qu’en fin de gravure, soit 1 à 6 heures plus tard, selon la durée de votre disque.
Ça ne m’est personnellement arrivé quelques fois, avec un DVD complexe (une douzaine de menu).
Ma solution a été de partir sur un menu statique, MVD semblant avoir du mal avec les menus animés, que j’ai modifié avec un fond vidéo. Mais le forum de l’éditeur est truffé de messages plus ou moins polis sur le sujet, et aucune astuce ne semble donner satisfaction.
Je préfère donc vous prévenir : si vous avez un ordinateur portable, avec une carte graphique bas de gamme et pas mal de logiciels en tâche de fond, vous risquez d’avoir de très mauvaises surprises. En dehors du combo DualCore-4Go-nVidia/ATI, mieux vaut aller voir ailleurs.
 
 
Intérêt global
Alors concrètement, ça vaut quoi, Magix Video Deluxe ?
Hé bien, si vous aimez faire des courts métrages nerveux, des clips vidéos, des dessins animés basiques ou simplement faire courir votre grand père sur le thème de l’homme qui valait trois milliards, ce logiciel est fait pour vous.
Cela implique donc une connaissance de base en montage (avoir réalisé quelques vidéos avec Windows Movie Maker et fréquenter des forums spécialisés).
 
Si vous cherchez un logiciel pour débuter, Je ne vous conseille pas Magix Video Deluxe.
Trop de bugs, une interface touffue, des termes techniques à saisir et des effets pré-rendus à mettre à la poubelle.
Autant pour les créateur de music videos, MVD apporte des fonctionnalités proches des logiciels haut de gamme, sans leur niveau de finition néanmoins.
Autant pour les cinéastes du dimanche, MVD demande trop de temps et trop d’implication personnelle pour justifier l’achat. Mais ces derniers doivent garder en tête qu’ils arriveront vite aux limites d’un logiciel standard, alors que MVD (dans sa version PLUS et premium) vous permettra d’aller plus loin.
 
Pour information, tous mes montages vidéos depuis plus de 3 ans sont réalisés avec MVD (2005 Plus puis 2007 Plus puis 15 premium et 16 premium), seule à même d’offrir les fonctions avancées des logiciels à 500 euros minimum. Et encore aujourd’hui, je découvre de nouvelles manières de faire, alors que j’utilise toujours les mêmes fonctions avancées (transparence, masque alpha et animation par image clé).
La seule vraie différence entre les versions annuelles se trouve être leur stabilité, et les logiciels bonus fournis avec.
La 2005 était une horreur dès qu’il y avait des images à fond transparent, mais tournait correctement sur des configurations ordinaires (PIV 2Ghz).
La 2007 buggait pas mal de ce coté là aussi mais il n’y avait quasiment plus de plantage (par contre processeur double coeur obligatoire).
La 2008 est certainement la plus abouti. Et en dehors d’un bug étrange de sauvegarde de projet (impossible de sauvegarder sur le bureau par exemple), il représente la meilleure version de MVD « à l’ancienne ».
La 15/2009 semblait avoir résolu ces problèmes, tout en offrant toujours plus d’effets pour l’animation par image-clé et un nombre supérieur de pistes de mixage. Mais pas de bol, la grosse refonte de l’interface avait fait pas mal de dommages collatéraux, et le logiciel ramait à tout va.
La 16/2010 a corrigé pas mal des errances de la version 15, avec une réactivité accrue, et offrait en prime un DVD d’effet sonores gratos.
Enfin, on nous offre une kyrielle de logiciels bonus très intéressants, même si je préfère souvent passer par les équivalents Libre, comme Gimp, Blender ou Wax.

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