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Anime Studio 5.5


  

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Les + :
– Un vrai outil d’animation 2D pour pas cher
– Les outils de squelette, de boucle et les formes vectorielles


Les – :
– L’export limité à 3 minutes de vidéo
– L’exportation en flash buggée
– Les fonctions les plus intéressantes réservées à la version pro
– La mauvaise gestion des codecs vidéos en import (soit ça plante, soit ça rame).
– La lourdeur de l’interface pour manipuler plus d’une vingtaine d’objets (pas de sélection multiple, fenêtres trop petites)

 

Les images clés indiquent au logiciel les mouvements importants à suivre.
Il se charge ensuite de calculer ce qui se passe entre deux images clés.
On obtient ainsi un mouvement fluide une fois animé.

Les squelettes permettent de manipuler un groupe d’objets comme s’il s’agissait d’une marionette.
On lui fait prendre la pose, et le logiciel reporte les image-clés correspondantes sur la timeline.

Le principal intérêt de ce type de logiciel est la hiérarchisation des objets.
Ainsi, dans le cas d’un personnage, la bouche est dépendante de la tête, qui dépend elle-même du corps.
Cela signifie que lorsque le corps bouge, la tête suit le mouvement, et la bouche suit de même. Mais si la bouche est changée, la tête et le corps ne sont pas affectés.

D’un point de vue pratique, vous n’avez pas besoin de donner à la tête et à la bouche le même mouvement que celui que vous avez donné au corps.
Le mouvement du corps sera automatiquement apppliqué à tout ce qu’il englobe par le logiciel.
Ainsi, vous pouvez vous concentrer sur un seul détail à la fois (mouvement des lèvres, puis de la tête, puis du corps) sans avoir à repositionner les autres objets.
En plus clair, vos dessins deviennent de vraies marionnettes, capable de prendre la pose que vous voulez, avec l’expression souhaitée.
Le logiciel calcule tout seul les mouvements qui précèdent et qui suivent cette pose.
Avec de l’entrainement, vous pouvez obtenir des mouvements complexes et réalistes, travaillant une marionnette à la fois, un élément à la fois.

Cette possibilité est extrêmement utile pour qui veut manipuler des images animées.
Dans un logiciel de montage vidéo, il faudrait importer autant d’images qu’il y a de mouvement, superposer les différents éléments du personnage, et gérer les déplacements de tous ces éléments en même temps.
Une vraie usine à gaz, autant pour vous que pour votre machine.
Sans compter que vous devrez fournir les étapes d’animation, soit autant d’images à créer par vous même.

Maintenant, pourquoi Anime Studio plutot qu’un autre ?
Parce que ses fonctions sont très proches des logiciels d’animation professionnelle, sans en avoir le coût.
En effet, Anime Studio ne vaut qu’une cinquantaine d’euros, là où les produits 2D classiques se chiffrent en centaines d’euros.

Prise en main
Une fois le logiciel lancé, on se retrouve devant la fenêtre principale.
Enfin, pour être précis, LES fenêtres principales, car le logiciel se présente comme Gimp, avec plusieurs fenêtres indépendantes que l’on peut manipuler à sa guise.
Première déception, les options du logiciel sont succintes. Rien pour améliorer le pré-rendu ou imposer des accélérations graphiques quelconques.
C’est peut être un détail pour vous, mais moi, j’aime bien quand un logiciel me donne autre chose qu’une poignée de cases à cocher.

Retour à la vue principale (terme informatique pour désigner l’ensemble des fenêtres qui composent l’écran).
On y voit, par défaut, un bel exemple d’utilisation de squelette pour une animation : un personnage typé manga (à l’occidentale ^^ ) en vue de 3/4.
Un clic sur le bouton lecture, et le logiciel lance l’animation en temps réel. Le personnage gigote des bras, s’éclaffe et s’attriste en même temps.
Les mouvements sont robotiques, et l’animation trop courte, mais elle a le mérite de montrer de quoi le logiciel est capable.

Dans le menu de gauche, les outils pour créer des formes et les déformer. Les utilisateurs de logiciels de dessins y trouveront leurs marques.
Les options de créations de forme, comme la couleur ou le style, se trouvent dans le menu à l’extreme droite. Assez touffu et pas forcément clair.

Juste en dessous, la fenêtre des calques, classés en liste verticale. Quatres calques disponibles, dont un seul de type fichier image. Pas d’objet sonore.
Enfin, la Timeline en bas à gauche, listant tous les effets disponibles et les image clés les utilisant.
Mon premier essai est assez médiocre : j’arrive à peine à faire défiler une image horizontalement.
Je passe donc aux tutoriels, accessibles comme toujours dans la barre de menu.

Première constatation : il y a pleins de fonctions intéressantes. Wouhou !
Deuxième constatation : la plupart sont réservées à la version Pro. Doh !
Au fil de mes essais, je me rend compte que le logiciel manque de peaufinage.
On a à peine les fonctions de base (copier/coller, annuler), il faut aller et venir dans la timeline en permanence, la fenêtre des calques est trop étroite.
Une seule bande sonore par projet. Si vous vouliez en profiter pour ajouter les bruitages ou le doublages, c’est rapé.
Les animations sont limitées à 3 minutes. Au delà, le logiciel vous bloque.
Sympa pour ceux qui travaillent sur des clips de 4-5 minutes …
Certains effets, comme l’opacité, ne sont pas prévisualisables, car soit disant trop gourmand en ressources (va dire ça à mes autres logiciels !  :p ).
Bref, les poignets comme les nerfs de l’utilisateur sont mis à l’épreuve, surtout que les plantages (sous forme de freeze) arrivent souvent.

Fonctionalités

– L’importation
Pas terrible. En dehors des jpg, des bmp et des png, c’est la famine.
Seul le wave est accepté en fichier sonore. Et si les oscillations sont affichées, elles ne le sont pas jusqu’au bout (au delà d’une minute, c’est le blanc).
Pratique pour la synchronisation …

Niveau fichier vidéo, c’est laboure ou l’avi (jeu de mot pourri inside). Et seulement deux codecs sont (théoriquement) digérés : le XviD/DivX et le Lagarith.
Plus drôle encore, le XviD/DivX fait planter le logiciel et le Lagarith met la machine à rude épreuve (10 à 1fps en prévisu).
Il va donc falloir se contenter d’images fixes pour un gros montage avec un fond vidéo.
Enfin, le logiciel est censé accepter la transparence pour les videos.
Mais je n’ai personnellement jamais réussi à lui faire prendre en compte une vidéo en RGBA (rouge-vert-bleu + alpha).

Mais le pire à mon sens est l’absence de sélection multiple.
Kézako ? La possibilité de choisir des dizaines de fichiers simultanément, et de les voir s’empiler automatiquement dans la fenêtre des calques.
Ce qui signifie que vous allez devoir ajouter, UN par UN, tous les fichiers dont vous avez besoin pour votre film d’animation.
Sachant qu’il faut plusieurs dizaines de dessins différents, ne serait-ce que pour animer un humanoide complet (un dessin par os + x dessins pour les expressions ou autant d’image fixe qu’il y a d’étape d’animation) …
Oui, c’est extrêmement pénible.
Et extrêmement stupide de la part des concepteurs de n’avoir pas prévu/inclus cette fonction, pourtant de base dans n’importe quel autre logiciel.

– Les outils de manipulation
Zoom, rotation et déplacement.
Rien d’exceptionnel ici. Et c’est tant mieux, ça fait un truc de moins à apprendre.

– Les outils vectoriels
Je vais éviter de m’étendre là dessus, car je ne les ai que très peu utilisé à l’heure actuelle.
Ils semblent assez complets, mais aussi assez basiques.
Entendez par là que, pour reproduire un dessin visuellement acceptable, il va falloir pas mal bucher avec les seules formes simples proposées.
En revanche, vous pouvez leur appliquer toutes les déformations possibles, Anime Studio suit le rythme sans broncher.

Dans mon cas personnel (celui de clips vidéos), le seul intérêt de ces outils est la réalisation de masques alpha animés.
Par exemple, si je veux qu’une scène de ma vidéo apparaissent comme une flaque de sang qui s’étend de façon aléatoire à l’écran, j’utiliserai ce genre d’outils.
Il me suffira juste de tracer un ovale blanc sur un fond noir, le déformer légèrement, puis de plus en plus fort au fil de la timeline.
Une dizaine de minutes suffirait pour obtenir un résultat probant.

C’est aussi une fonction intéressante pour les lipsync, en utilisant un demi-cercle déformé pour symboliser la bouche.
Il suffira ensuite de le déformer selon les syllabes pour obtenir un mouvement de lèvres continu.

– Les calques
Les utilisateurs de logiciels de dessin évolués savent déjà ce que c’est.
Un calque est un objet générique, transparent à la création, utiliser généralement comme conteneur d’une image fixe.
Il fonctionne de manière hiérarchique : le calque du dessus apparait devant le calque du dessous.
Il peut également contenir d’autres calques, vous permettant de rassembler vos calques par personnage, effet, rôle dans l’animation, etc.
Les manipulations appliquées à un calque s’appliquent à ceux qu’il contient.
Si votre calque contient plusieurs personnages qui discutent entre eux, déplacer le calque de la gauche vers la droite fera se déplacer les personnages de la même amplitude.

Dans Anime Studio, vous créez autant de calques que vous le souhaitez.
La seule limitation tient au type de calque que vous pouvez créer :
— Calque Image, pour une image fixe : un bras, une tête, un nez, une étape d’animation ou un simple trait.
— Calque Switch, c’est un calque conteneur : Mettez autant de calques que vous voulez à l’intérieur. Un seul d’entre eux sera affiché à l’écran, modifiable en un clic.
— Calque Bone, c’est le calque de squelette : Créez une suite d’os et placez-y tous les autres calques que vous voulez. Tous les calques suivront la déformation imposée par le squelette.
— Calque Video, pour importer une vidéo .avi (Lagarith conseillé ^^ ).
Le premier souci est le manque de place de la fenêtre de calque, la plus petite de toutes alors qu’elle est amenée à être la plus remplie.
On se retrouve alors très vite à la lister de haut en bas, et de gauche à droite, pour accéder au calque voulu.
Le deuxième souci est l’absence de calque essentiel, tel que le calque-groupe.

– Le groupement d’objet avec le calque-groupe
Un joli coup de p*te de la part des développeurs.
L’intérêt de ce type de logiciel est de pouvoir grouper des calques dans un seul.
On peut ainsi déplacer ce calque-groupe, et tous les calques qu’il contient se déplacent avec lui.
Vous voulez faire chanter vore personnage, pendant qu’il effectue un double saut périlleux arrière, avec un zoom en profondeur ?
Vous aurez besoin de ce type d’objet pour ça !
En général, vous aurez toujours besoin de ce type d’objet, dès que vous voudrez un même déplacement pour plusieurs objets.
Des arbres en fond, des maisons qui défilent, des personnages qui marchent, des vagues qui ondulent, ou des feuilles mortes emportées par le vent.
Ce sont tous des calques dans un calque-groupe, auquel on donne un comportement, qui s’applique aux calques contenus.
Autre point intéressant, pour importer un personnage d’un projet à un autre, il faut que celui-ci soit contenu dans un calque-groupe.
Vous pouvez ainsi réutiliser un même personnage dans plusieurs projets. Une évidence si vous voulez créer une série animée.

Or, ces chers développeurs ont trouvé malin de désactiver ce calque-groupe dans la version standard.
Impossible donc d’en créer.
Tous mes espoirs d’animation évoluée tombèrent à l’eau.

Heureusement pour ma pomme, et pour la votre, les développeurs avaient seulement coupé l’accès à ce calque-groupe.
La version standard peut quand même le traiter. Il suffit donc de trouver un fichier de projet utilisant ce type de calque.
On peut ensuite vider ce projet des éléments en trop et de s’en servir pour son propre projet.
Et ce fichier de projet existe dans Anime Studio : ce sont les fichiers de tutoriel !
En résumé, au lieu d’ouvrir un nouveau projet, vous ouvrez un projet existant, le fichier de projet contenant les personnages d’exemple.
Vous en virez les personnages (très moches, donc pas une grosse perte) mais vous gardez au moins un calque-groupe, identifiée par l’icone dossier de Windows.
Dupliquez-le ensuite autant de fois que nécessaire.
Et voilà, vous avez enfin un logiciel d’animation 2D intéressant.

– Les squelettes
Les squelettes sont un peu l’évolution de l’objet-groupe.
Le principal problème dans l’animation de d’offrir des mouvements naturels, sans avoir un doctorat en science bionique (études de la mécanique du corps).
En effet, les images que vous manipulez ne sont pas liées entre elles. C’est donc à vous de gérer les conséquences d’un mouvement de bras sur l’épaule et la main.
Faisable, mais très franchement rasoir, et surtout rarement réussi.

Le squelette vous permet de créer des os, englobant une zone de votre animation, généralement un membre de votre personnage.
Chacun de ces os sont reliés entre eux par une jointure, formant ainsi un squelette.
En mouvant un os d’une certaine manière, les os qui y sont joints bougeront à leur tour, mais en respectant les contraintes d’un vrai squelette.
Vos images, au lieu de s’allonger bêtement, se déforment pour suivre le mouvement de la chaîne d’os.
Pas très clair sous forme de texte, il suffit de le voir une fois en action pour en saisir tout l’intérêt.

Vos personnages 2D ne sont plus des patchworks indépendants, mais de vraies marionnettes, prêtes à prendre la pose comme un playmobil (ou une action figure pour les puristes).
Anime Studio propose exactement ce type de fonction.
Et une fois assimilé, cet outil devient quasi-obligatoire, tant il devient (plus) facile de créer les images-clés.
Non seulement on obtient un mouvement naturel, mais en plus Anime Studio déforme les images pour donner l’illusion des pliures !
Le seul défaut de ce système est le temps d’apprentissage, assez long si vous n’avez pas déjà une expérience en animation 3D (Blender par exemple).
Il y a plusieurs subtilités à saisir, comme le découpage particulier de chaque membre en amont, pour obtenir un mouvement agréable.

– Les boucles
Une autre fonctionalité méconnue des logiciels d’animation, mais au combien utile : les boucles d’image-clé.
Imaginons que vous vouliez que votre personnage court.
Avec des images fixes ou un squelette, vous arrivez à un résultat probant : votre personnage met un pied devant l’autre.
Mais ensuite ? Allez-vous devoir copier/coller les image-clés jusqu’à la fin de votre course ?
Et si c’est trop long ? Et si c’est trop court ? Et si vous étiez feignant ?
Les boucles sont là pour vous sauver la mise !

Il s’agit juste d’une fonction qui indique à Anime Studio de rejouer une partie de la Timeline jusqu’à la prochaine modification de celle-ci.
Imaginons que votre personnage a un cycle de course de 2 secondes (pied gauche, puis pied droit, puis pied gauche à nouveau).
Tout ce que vous avez à faire, c’est indiquer au logiciel de revenir 2 secondes en arrière une fois la dernière image-clé atteinte.
Un simple clic-droit sur cette dernière, et une case à cocher plus loin, une flèche rouge vers l’avant symbolise le retour du cycle à son début.
Extrêmement pratique donc, surtout si vous utilisez l’objet Switch en prime. Vous vous créez alors une bibliothèque d’animations de votre personnage.
D’un seul clic, vous pouvez passer d’un personnage qui marche à un personnage qui court, puis qui saute, se réceptionne, et court à nouveau.

– Les effets visuels
Anime Studio propose plusieurs effets visuels, à activer/désactiver dans les propriétés de chaque calque.
Les plus intéressants étant la modification d’opacité, pour gérer la transparence de vos personnages, et le motion blur, pour donner l’illusion d’un déplacement rapide.
Très sympa, mais malheureusement non prévisualisable. Vous devez exporter une frame, ou une partie, du projet pour voir le résultat.
Encore une mauvaise surprise des développeurs, car ce genre d’effets a justement besoin d’un timing serré, généralement sur la bande son.
Et nous voilà obligé de le faire à l’aveugle, posant au petit bonheur la chance les images clés sur la timeline.

– Les formats d’exportation
Très limité à mes yeux.
Le logiciel ne propose que du flash, soit-disant incapable de gérer des effets de transparence (faites une croix sur les effets visuels), et de l’avi.
Personnellement, j’exporte toujours en avi Lagarith pour avoir une qualité optimale.
Pas de gros problème, si ce n’est un temps assez conséquent de traitement.
Comptez environ une heure pour obtenir une vidéo de 5 minutes comme Rewriting Sega, avec ses dizaines de sprites qui se baladent à l’écran.
L’export en flash a toujours été un échec pour ma part. Dommage mais pas étonnant : il n’y a que Macromedia qui offre une exportation en .swf sans faille.

Intérêt global
Si vous avez eu le courage de tout lire (bravo à vous), vous devez avoir une impression très mitigée de la bestiole.
Et vous avez raison.

Anime Studio est clairement un produit d’appel pour la version pro.
Trop de lourdeurs, trop de manques, trop d’imperfections.
Très souvent, je me suis senti pris en traître par le logiciel, devant chaque fois batailler contre lui pour arriver à ce que je veux.
Maintenant, si on ramène tous ces défauts et ces quelques qualités à son prix, c’est une autre histoire.
Les squelettes et les boucles sont un gros plus. Avec un minimum d’entrainement, vous pouvez arriver à de très jolies choses.
A mi-chemin entre Adobe AfterEffect et Gimp, il peut être le complément idéal (et légal) de votre logiciel de montage.

Quel dommage que l’exportation soit limitée à 3 minutes, et que le calque-groupe soit inaccessible sans connaitre la bidouille.
Sans ces deux choix contestables, Anime Studio aurait été une très bonne option pour les animateurs en herbe.
Et les développeurs auraient très vite rentabilisé leur travail, au lieu de se limiter aux acheteurs de la version pro, autrement plus exigeants (et moins nombreux).
En l’état actuel, il reste un bon logiciel pour qui veut s’essayer à l’animation 2D par ordinateur.

Reste à voir comment l’éditeur va répondre aux logiciels de montage grand public, ces derniers offrant de plus en plus de fonctions d’animation avancée.

Description
Anime Studio 5.5 est un logiciel d’animation 2D.
Il permet de créer des dessins animés, en manipulant des dessins ou des formes en deux dimensions.
Pour ce faire il utilise le principe des images clés et des squelettes.

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